
Artistes errants
Lyra

Certes, le monde est Tumulte, mais il est simplement ce qu'il doit être. Rien de plus, et surtout rien de moins. En l'acceptant tel qu'il est, on peut percevoir sa beauté, sa nature sublime. Le monde a toujours été éphémère et changeant, un cycle infini de création et de recréation. Il s'est encore plus affirmé en ce sens. Il convient de le célébrer, de le ressentir au jour le jour, et non de le rejeter. C'est à l'humanité de s'adapter, de se laisser transformer, de lui rendre hommage. Et quoi de mieux pour le faire que l'Art sous toutes ses formes ?
“Le monde est création et transformation.”
Artistes errants
Ce sont des vagabonds, des conteurs, des artistes aux mille et une facettes, perpétuellement en quête de sublime et de transcendance. À travers leur créativité débridée, ils touchent les âmes de ceux qu'ils croisent, et se nourrissent de ces interactions sans cesse renouvelées. Si certains peuvent les voir comme des individus inconstants, esclaves de leurs émotions, ils ne se doutent pas que celles-ci sont en vérité la source de leur puissance, qu'ils puisent en elles comme dans un puits sans fond.
Héritiers des premiers nomades à avoir parcouru le monde après le cataclysme, ils se sont adaptés au Tumulte, et y ont vu un potentiel de création sans limite. Au gré de leurs errances, les Clans lyra sont probablement ceux qui ont le mieux compris ce qu'il représentait : non pas un péril, mais une opportunité à saisir, dont la beauté résidait précisément dans son caractère changeant, éphémère et tumultueux. Constamment en quête de nouveauté et de surprise, les Lyra vivent pour ressentir et expérimenter le monde à travers leurs sens, avec pour souhait de se laisser transformer par lui, et de le métamorphoser en retour.
L'Ouroboros
L'Ouroboros est l'une des neuf Sahankas, ces villes nomades qui errent au sein de la péninsule. Fait d'aérolithe, c'est le Bastion des Kasirga, l'un des neuf Clans lyra. Nef volante située au centre d'un anneau représentant un serpent tournoyant, l'Ouroboros accueille près d'un millier de voyageurs, bien habitués à cette existence en hauteur. Leurs habitations ont été construites autour d'un noyau de pierre de lévitation, au gré d'une armature stationnaire en forme de navire. On y trouve un dédale d'échelles, d'escaliers, de plateformes, de poutrelles et de passerelles : une ville à proprement parler, avec ses monuments, son hôtel de ville, ses centres urbains suspendus... Comme les nuées d'oiseaux migrateurs qui accompagnent cette colossale caravane flottante, les membres du Clan kasirga ont appris à dompter ce mode de vie aérien. Beaucoup maîtrisent les arts acrobatiques, la voltige ou l'équilibrisme.





